La FSU de l’Oise s’est adressée mardi 17 mars à Madame l’Inspectrice d’Académie. Votre fédération a revendiqué, demandé et posé des questions très concrètes par rapport à ce que nous vivons actuellement dans le département de l’Oise. Vous retrouverez le courrier initial ci-dessous.

Les réponses de Madame la DASEN de l’Oise :

La FSU demande, pour les enseignant∙es et personnels des collectivités territoriales de l’Oise volontaires pour garder les enfants des personnels soignants, des mesures de protection par exemple la mise à disposition de masques FFP2. Les gestes barrière sont bien loin d’être suffisants d’autant que les enfants des soignant∙es ont beaucoup plus de chances d’être exposés au virus. Ces gestes sont difficiles à mettre en place avec des enfants et particulièrement des jeunes enfants, les équipes volontaires ont besoin d’un accompagnement.

La FSU demande à ce qu’une réflexion soit engagée sur la mise en pratique des gestes barrière pour les enfants et en particulière les plus jeunes afin de conseiller les personnels volontaires.

Les consignes ont été réactualisées par le Ministère de la santé. Tous les masques sont réquisitionnés pour le personnel soignant. Il n’y en aura pas dans les écoles : ni masques chirurgicaux ni masque FFP2.

La médecin conseil et l’infirmière conseil de l’Académie d’Amiens demandent également la présence de thermomètres et de masques chirurgicaux (ce n’est plus le cas depuis hier), ainsi que le nettoyage des sanitaires 3 fois par jour et tous les soirs. Aujourd’hui cet équipement minimum est absent des écoles. Les préconisations en matière de nettoyage par exemple ne sont pas mises en place par les collectivités locales.

Les préconisations ont évolué depuis aujourd’hui. Tous les masques sont réquisitionnés pour le personnel médical et soignant. Les volontaire et écoles doivent saisir l’IEN d’un manque de matériel (thermomètre) et d’hygiène.

Nous invitons les écoles à nous saisir également de ces situations.

• Pour les écoles où il n’y a pas toujours de volontaires, pouvez-vous nous indiquer les modalités mises en place quant à l’accueil de ces enfants de soignant∙es ? Les collègues volontaires ne souhaitant pas forcément, et tout à fait légitimement, se retrouver avec tous les enfants d’un « secteur » plus large que celui de leur école ou RPI.

Des solutions de regroupement sur d’autres communes sont envisagées pour ces situations.

• La FSU demande également de clarifier si l’accueil des élèves dont un des deux parents seraient soignant∙e (et pas les deux) doit bien se faire car des informations contradictoires continuent encore de circuler sur les circonscriptions du département.

Si un seul parent est soignant et qu’il n’a aucune autre possibilité de garde et que l’école est son ultime recours, il peut déposer son enfants /ses enfants.

• La FSU demande aussi de préciser les modalités d’accueil pour les repas des enfants car des collectivités ne jouent pas le jeu et demandent à l’école d’organiser le temps du midi ainsi que le contenu de l’assiette des enfants. Ces demandes sont inadmissibles. La solidarité doit être mise en place par tous les acteurs et pas que les personnels de l’Éducation Nationale. En ces temps de crise, les obligations de services des personnels ne changent pas. Si des collègues sont d’accords pour accueillir des enfants sur des horaires autres que ceux de l’école, cela doit se faire dans un cadre avec un contrat de travail par exemple.

C’est à la charge de la collectivité. Les volontaire et écoles doivent saisir l’IEN s’il y a un problème.

Nous invitons les écoles à nous saisir également de ces situations.

• Il en est de même pour les enseignants∙es qui sont amenés à effectuer ce service de garde sur un autre établissement que celui où ils∙elles sont rattachés administrativement. Ces derniers doivent être couverts en cas d’accident les concernant ou concernant les élèves.

Ils∙elles sont couvert∙es. Il n’y aura pas de soucis. À situation exceptionnelle réponse exceptionnelle.

• En matière de responsabilité la question se pose également pour ce qui concerne l’accueil d’un seul élève dans une école par un seul personnel.

Ils∙elles sont couvert∙es. Il n’y aura pas de soucis. À situation exceptionnelle réponse exceptionnelle.

• D’une façon plus générale, la pression doit être levée pour nos collègues et particulièrement les directeurs et directrices. Les personnels de l’Oise ont été les premiers mobilisés depuis plus de deux semaines maintenant. En même temps, il leur est demandé d’assurer tant bien que mal l’accueil des enfants de soignant-es ainsi que de poursuivre la continuité « pédagogique » (avec leur propre matériel et moyens de communication), de compléter deux fois par jours l’application permettant de remonter le nombre d’enfants de soignants gardés, de s’occuper de leurs propres enfants, d’interpeller les mairies, de répondre aux questions des parents d’élèves, d’assurer une continuité du conseil des maîtres en échangeant sur le fonctionnement de l’école. Aussi il est urgent de mettre en pause toutes les demandes non urgentes : enquêtes diverses et variées notamment.

• La FSU demande qu’une circulaire départementale précise les éléments notamment sur les moments d’accès au serveur du CNED ou aux ENT. Elle souhaite également avoir des informations sur le calendrier de retour à la normale de l’accessibilité aux serveurs de l’Académie d’Amiens pour les divers usagers (qu’ils soient personnels de l’Éducation Nationale, parents ou élèves), car aujourd’hui ces services tournent au ralenti voire pas du tout.

C’est au niveau académique que la réponse sera apportée car les serveurs sont académiques.

 

La lettre de la FSU de l’Oise à Madame la DASEN :

mardi 17 mars 2020 - FSU-DASEN