Un CSA départemental s’est déroulé le vendredi 21 mars 2025 à Beauvais. Son ordre du jour portait sur les créations et suppressions de postes à la rentrée 2025 dans les collèges de l’Oise.
A la rentrée 2025, il y aura dans les collèges de l’Oise 10 créations de postes dans les disciplines générales de collège, auxquelles s’ajoutent 2 créations en ULIS, 2 en UPE2A et 1 en SEGPA pour 20 suppressions de postes (18 suppressions et 2 neutralisations). Les postes supprimés sont principalement des postes vacants. Cela devrait aboutir à 4 mesures de cartes scolaire. Les postes à compléments de services sont eux en augmentation, sans qu’on ait une réelle visibilité sur leur nombre pour l’instant.
Tous les établissements qui sont en difficulté pour la préparation de rentrée 2025 peuvent et doivent demander une AUDIENCE : ils seront reçus par Madame la DASEN Adjointe. N’hésitez pas à nous solliciter pour vous accompagner !

 

Déclaration liminaire de la FSU :

Monsieur le DASEN, mesdames et messieurs les membres du CSA-SD de l’Oise,

Ça y est. C’est arrivé. Nous réunissons aujourd’hui le deuxième CSA départemental consécutif avec la même ministre à la tête du service publique d’éducation ! Et pourtant, au milieu d’une actualité internationale comme nationale si tumultueuse et anxiogène, la FSU hésite à se réjouir de cette stabilité…

Le train de réformes libérales continuait d’avancer ; voilà qu’il va s’accélérer. Face aux tensions internationales et menaces sur la sécurité de l’Europe, Emmanuel Macron a annoncé la réorientation du budget vers une économie de guerre, pointant des « investissements supplémentaires qui sont désormais devenus indispensables », mais « sans que les impôts soient augmentés ». Il « faudra des réformes, du choix, du courage ». Ce que l’on peut traduire par instrumentaliser le contexte international pour sacrifier les services publics et les solidarités, au prétexte de l’effort de guerre. La FSU s‘oppose et continuera de s’opposer aux choix budgétaires injustes qui affaiblissent et affaibliront toujours plus l’Éducation nationale, la Fonction Publique, ses usager-es et ses agent·es : fermetures de divisions, suppressions de postes, choc des savoirs, suspension du pass culture, parcoursup, fermetures de formations du supérieur, gel du point d’indice, baisse de l’indemnisation des arrêts de travail, précarité de toujours plus d’agent·es (particulièrement les AESH), refus d’abroger la réforme des retraites de 2023, …

Cinq mois après l’annulation par le Conseil d’État de l’arrêté et de la note de service organisant les groupes de niveau sur les quatre années du collège, le ministère n’a toujours pas publié les nouveaux textes (décret et arrêté) examinés lors du CSE le 20 janvier 2025, où ils ont été rejetés à la quasi unanimité. La FSU dénonce les créations et suppressions de postes proposées aujourd’hui, puisqu’elles ont été définies en anticipant l’existence de groupes en Français et en Mathématiques en 6ème et en 5ème, ce qui ne correspond pas aux textes en vigueur à ce jour qui prévoient un enseignement de ces matières en classe entière.

Lors du précédent CSA départemental du 27 février, vous nous avez présenté la répartition des moyens dans les 66 collèges de l’Oise. 30 fermetures de divisions pour 10 ouvertures. 12 postes d’enseignant·es supprimés dans les collèges de l’Oise (qui s’ajoutent aux 11 supprimés dans les lycées du département). Nous n’avons pas voté cette répartition ; mais si on nous avait consulté, il est plus que probable que le résultat du vote aurait été le même que pour la carte scolaire du premier degré.

Car nous le savons, chaque affaiblissement des services publics accroît le ressentiment d’une partie de plus en plus importante de la population, le sentiment de déclassement, d’abandon et de mépris, le besoin de trouver des boucs émissaires. Chaque affaiblissement des services publics nourrit le vote en faveur de l’extrême-droite et la montée du racisme. Nous ne serons pas complices. C’est pourquoi la FSU réaffirme son refus d’une société d’exclusion et sera mobilisée demain samedi 22 mars contre le racisme.

Deux déclarations liminaires : FSU et FO.
L’UNSA, la CFDT et le SNALC n’ont pas fait de déclaration liminaire.

 

 

 

Compte-rendu de la réunion :

présent-es :
Mr Obellianne (DASEN), Mme Batteux-Baillon (DAASEN), Mme Seixas (IEN IO), Mr Delaruelle (SG), Mme HEBRAL (division de l’enseignement scolaire, chef de division), Mme CHAMBEAU (division de l’enseignement scolaire, chef de bureau 2nd degré)
FSU : Bénédicte Viguier, Marielle Bassaganas, Sylvain Monségu, Cécile Drivière,  Anais Pinocheau et Guillaume Gressier.
UNSA 2, CFDT 1, FO 1,
SNALC 2

Le secrétariat de séance est pris par la FSU.

Réponse de Monsieur le DASEN :

Mr le DASEN n’apporte pas de réponse sur ce qui relève de la politique nationale du gouvernement car cela « n’entre pas dans mon champ de compétences ».
Concernant la précarité des AESH : il nous répond que dès qu’il y a une dotation complémentaire d’AESH, il essaie d’augmenter les quotités des personnes et de passer de 70%, de se rapprocher des 100%. Aller vers un plus grand nombre de temps complets vise à renforcer la stabilité des AESH.
Il affirme ne pas faire d’économie sur l’école inclusive puisqu’il consacre des postes moyens supplémentaires à l’EI. Il y aura un certain nombre de créations de postes consacrés à l’EI, certes modeste, mais amené à évoluer : création de 2 ULIS, 1 UPE2A (plus 1 poste supplémentaire au collège P Mendes France MERU), postes EREF, postes en ESMS ce qui correspond à la volonté de L’ARS de recréer des postes Éducation Nationale.
A ses yeux, on peut discuter du rythme, qui mérite d’être soutenu et accentué. Mais pour le reste des éléments, ce sont des arbitrages nationaux, à propos desquels il n’ira pas plus loin.

Ordre du jour :

I. Poursuite de la préparation de la rentrée 2025 dans le second degré

II. Questions diverses

I. Poursuite de la préparation de la rentrée dans le 2nd degré : créations et suppressions de postes dans les collèges

Les chefs établissement ont remonté la répartition des moyens par discipline.
L’objectif qui a été donné aux services était de limiter les suppressions de postes (même s’il y en a) et d’aller vers des créations si possible.
Il y a 18 suppressions de postes mais également 15 créations dont 2 ULIS et une UPE2A (plus un 2ème poste en UPE2A au collège PMF de Méru).
En urgence, quelques HSA ont été attribuées dès cette année dans l’attente de la création pour la rentrée prochaine.
Selon Mr le DASEN, le souci de l’administration a été de supprimer le moins de postes possible. Ils ont essayé d’équilibrer au maximum la dynamique de créations de postes et de suppressions de postes, ce qui engendre plus de compléments de service donnés.
Dans le tableau est aussi précisé si le poste était vacant ou si c’était une mesure de carte scolaire.
2 postes sont « neutralisés«  : cela correspond à une situation avec attente d’habilitation dans une autre discipline et un enseignant en attente d’un concours.
La situation n’est pas vécue pareillement quand le poste est vacant ou qu’un collègue doit le quitter. C’est pourquoi il a cherché à limiter au maximum avec les Chefs d’établissement l’impact des mesures de carte scolaire.
Bilan : il n’y a donc que 4 situations de mesures de cartes scolaire « pures et dures ».

FSU : Avec les postes spécifiques créés (2 UPE2A, 2 ULIS, 1 SEGPA), pour les filières générales de collège, on n’est pas à 15 créations mais 10 seulement. La balance créations/suppressions de postes n’est donc pas la même que dans le tableau pour les disciplines générales de collège.
Comme nous l’avions annoncé, les suppressions de postes s’apparentent à un véritable plan social en technologie : parmi toutes les suppressions, 7 postes en technologie alors que déjà aujourd’hui il y a des difficultés à remplacer les collègues en arrêt maladie. On ne peut pas être d’accord avec ça. La deuxième discipline touchée c’est l’allemand et on ne peut pas cautionner que les élèves aient moins de choix en langues vivantes.

Mr le DASEN : avec suppression des heures de technologie en 6ème, il y a moins de besoins. On voit que les CE ont maintenu le plus de postes tant que c’était possible. Ils ont attendu que les collègues partent en retraite ou obtiennent un autre poste. Certains postes supprimés sont vacants.

Mme la DAASEN : sur l’allemand, ce sont des propositions construites progressivement avec les équipes et les CE pour nous permettre d’apporter les propositions les moins compliquées possibles. On a eu une attention particulière autour des UPE2A et ULIS. On évoquait la problématique des langues et notamment de l’allemand : on sait que, en fonction des stratégies d’établissement, des choix sont opérés. Propositions faites en concertation avec les enseignants, les chefs d’établissement et les IA IPR.

Mr le DASEN : par ailleurs, pour l’allemand, on finance des enseignants dans le premier degré. On sait que l’allemand au collège est dépendant de sa promotion dans le premier degré.

FSU : on voit bien que localement, la stratégie est d’apaiser les tensions, qu’avec une situation de baisse tous les ans, on essaye de préserver la situation des personnels mais le fait de permettre aux élèves de faire des choix, ça passe au second plan. On se retrouve en réalité avec des 5èmes LV2 et des 6èmes bilangues qui vont être mélangés ou lallemand LV2 qui va être supprimé en septembre. C’est gérer la pénurie en essayant d’apaiser les tensions.

DAASEN : nous avons la même politique avec le portugais. Neutralisation du poste de portugais pour permettre au collègue d’avoir un complément de service.

Différents cas de collègues de technologie ou d’allemand dont le poste est supprimé ou qui vont avoir un complément de service sont ensuite évoqués.

Mr le DASEN nous répond que ce n’est pas la compétence du CSA départemental : c’est de la RH du 2nd degré, le mouvement est la prérogative du rectorat. Par ailleurs, il explique qu’on n’est pas à jour sur les CSD et les CSR car les stagiaires arrivent, mais on ne sait pas encore exactement combien.

VOTE :
0 pour
0 abstention
vote contre unanime

Un CSA-SD sera donc reconvoqué le 28 mars 2025…….

II. Questions diverses

Vous trouverez ci-dessous les réponses apportées au questions diverses de la FSU (aucune autre organisation syndicale n’a envoyé de questions diverses).

* Pour les premier et second degrés :

1. Nous sommes alertés sur plusieurs secteurs par le manque d’AESH pour des élèves notifiés. Lors du CSA D du 24 février, Monsieur l’Inspecteur d’académie avait indiqué que le budget pour recruter était présent. Est-ce toujours le cas ? Certaines équipes se retrouvent aussi en difficulté lors de congés maladie longs de nos collègues ? La FSU revendique toujours la création d’une brigade AESH, est-ce une réflexion également de votre côté ?
Mr le DASEN : Sur la question d’une brigade AESH, on n’a pas réellement les moyens de le faire. Tous les moyens sont consacrés en première intention.
On est en recherche de recrutement et on arrive à nos limites en terme d’ETP. Tous les moyens sont utilisés. Parfois les PIAL avaient prévu un peu de moyens complémentaires et re répartition à faire. Situation tendue. Cyclique, ça se détend lorsqu’on retouche des ETP. Il faut qu’on fasse remonter la chose. Par période on arrive au bout de l’enveloppe, on le signale et on obtient une petite dotation.

FSU : grosse alerte sur Beauvais. AESH à qui on enlève des heures, saupoudrage.
Mr le DASEN : Il y a des secteurs où il y a des soucis de recrutement, d’autres où ils arrivent au bout de leurs ETP. Question délicate de savoir si on rebascule des ETP d’un PIAL à l’autre, donc on y va avec délicatesse.

2. Elisabeth Borne a lancé des concertations en vue d’assises mi-mai sur la santé et le bien-être des élèves. Des questionnaires vont-être envoyés aux personnels de l’Éducation nationale, avez-vous des informations à nous donner sur le contenu, sur la date d’envoi et sur le canal choisi. Ces assises ont aussi pour but d’effectuer un inventaire des moyens (médecins scolaires, infirmières, psychologues, …) au niveau national. Pouvez-vous nous communiquer le nombre de postes vacants de médecins scolaires, d’infirmières scolaires et de psychologues pour le premier degré et pour le second degré?
Mr le DASEN : Sur les concertations en vue d’assises mi mai sur la santé et le bien être des élèves, pas de visibilité sur les questionnaires, mais il y a une enquête sur eduscol que chacun·e peut remplir.
La ministre a réuni le 14 mars les représentant·es des personnels et des webinaires sont prévus ces prochains temps en fonction des corps : médecins, infirmiers, AS…
En ce qui concerne les postes vacants de médecins, même si on arrive à avoir un peu de contractuels, il y a 13 postes vacants. On a les moyens mais pas les personnes.
C’est mieux en ce qui concerne les infirmier·es : 1 poste vacant. Une infirmière à Noailles à mi temps, on travaille pour recruter un·e contractuel·le.
Pour les Psy EN, on a 2 postes vacants sur Crépy et 1 sur Senlis et on a deux trois postes vacants sur les CIO : Creil, Senlis ou Clermont.
On limite les postes vacants mais le principal souci concerne les médecins. On voit bien que le phénomène national de manque de médecins en général touche aussi l’éducation nationale, sauf dans départements où il y a un gros CHU (Amiens, Reims : limitation des postes vacants).

* Pour le 1er degré :

3. Pouvez-vous nous communiquer l’ensemble des postes impactés par des ouvertures ou fermetures dans les écoles primaires (postes impactés en maternelle ou élémentaire) et pour les RPI ?
Mr le DASEN : nous distribue la liste des postes impactés par ouvertures et fermetures dans les écoles primaires et RPI du département.

4. Combien avez-vous bloqué de postes pour les PES 50 ? Pour les PES 100 ?
Mr le SG : PES 50, pas de postes bloqués, au mouvement ; il n’y a que des postes pleins qui apparaissent. PES 100 on va bloquer une centaine de postes.

5. Combien de collègues ont quitté l’Oise lors des permutations ? Combien sont arrivés ?
Mr le SG : 30 entrées et 45 sorties

FSU : quel calibrage ? en tenant compte des POP ?
Mr le SG : aux alentours de -10

6. Allez-vous avoir une nouvelle enveloppe budgétaire pour recruter des contractuel·les ?
Mr le SG : pour le moment, ce n’est pas prévu.

FSU : info pour réunion CAPPEI, tous les collègues n’ont pas eu l’information. Actuellement, info sur boîtes pro et là c’est reparti sur boîtes école. Rupture d’égalité pour les collègues remplaçants qui n’ont pas été informés.
Mr le SG : le serveur est fermé.

FSU : pas de transfert pour tous les personnels. Changement de communication cette année, moins de vigilance de la part des directeurs et directrices peut-être de ce fait (sans chercher à les accabler). Les collègues remplaçants et coordonnateurs n’ont pas eu l’info. De plus le délai n’allait que jusqu’au 20 mars : une semaine pour répondre.
Mr le DASEN : c’est académique. il faut demander à remonter à la source pour voir si délai ou si réouverture possible.

S’en suit une discussion sur l’envoi des circulaires au agents.
Mr le SG rappelle la règle : envoi direct aux agents avec copie sur intranet
Pour les établissements du 2nd degré, Mr le DASEN ajoute qu’il faut mener des discussions dans les établissements sur l’organisation du transfert de mails.

* Pour le 2nd degré :

7. Pouvez-vous nous communiquer des informations expliquant la « neutralisation » de deux postes ?
Mme la DAASEN : les postes neutralisés concernent les collèges de Montataire et Paul Eluard de Noyon. Nous avons demandé un complément de service de 10h mais il n’y a personne donc on aura des BMP.
Concernant l’enseignement des langues vivantes (par exemple le portugais à Saint-Leu-d’Esserent), Mr le DASEN nous explique que la réflexion sur les langues proposées ne relève pas seulement du collège : prise en compte du parcours de langues (1er degré).

FSU : Malraux Montataire il n’y a pas d’Italien, cela pose un souci, alors qu’il y en a à Neuilly-en-Thelle donc il y a des demandes de dérogations….
DAASEN : c’est noté

8. Pouvez-vous nous communiquer le détail des quotités de service des postes créés et supprimés ?
– ULIS et SGEPA 21h
– EPS 20h
– Autres disciplines 18h

9. Combien y a-t-il de postes avec un CSD dans l’Oise ? Combien de nouveaux CSD cette année par rapport à l’an dernier ? Dans quelles disciplines ?
Mme la DAASEN : 100 postes en complément de service. Sur la même période l’an dernier, 83 postes en complément de service.
Mr le DASEN : précise que ça peut bouger avec les postes de stagiaires. Tout cela est très provisoire.

10. Des moyens supplémentaires avaient été attribués lors du CSA départemental du 27 février 2025 aux collèges Gaëtan Denain de Compiègne, Ferdinand Bac de Compiègne, Philéas Lebesgue de Marseille-en-Beauvaisis et La Fontaine des Prés de Senlis. D’autres moyens ont-ils été alloués depuis pour répondre aux besoins les plus urgents et pour donner de la visibilité aux établissements ?
Mme la DAASEN : suite aux audiences nous avons attribué 3 HSA au collège de Crèvecoeur-le-Grand (problématique des groupes enseignements scientifique). Vigilance jusqu’au mois de juin : effectifs et inscriptions en 6ème nous permettrons de voir plus clair.

11. Combien de postes non remplacés (pour des absences de longue durée) ou remplacés partiellement dans les établissements du second degré du département ?
Mme la DAASEN : c’est la DPE du rectorat qui suit les postes non remplacés. il y en a environ une dizaine (collèges, lycées, LP), parfois ça monte à 12.

12. Quels sont les établissements touchés par ces non-remplacements ? Est-ce que ce sont les mêmes que l’an dernier ?
Mme la DAASEN : ça fluctue en fonction des zones, des moments de l’année. Les disciplines en tension sont les maths, lettres modernes et écogestion en LP.

FSU : nous avons l’impression que certains collèges n’arrivent pas à avoir de remplacement, toujours les mêmes...
Mme la DAASEN : c’est le chef d’établissement qui en lien avec DPE est en recherche active pour garantir que le remplacement des postes soit assuré.

13. Pouvez-vous nous indiquer le nombre de créations de postes d’AED à la rentrée 2025 ?
Mme la DAASEN : GT du 18/03 CSA A, liste communiquée à partir du 27/03.

14. Pouvez-vous nous indiquer le nombre de créations de postes d’AESH à la rentrée 2025 ?
Mme la DAASEN : pour le moment, on n’a pas encore d’informations précises sur cet élément.

15. Dans certains établissements de l’Oise, les personnels expriment une grande souffrance au travail, notamment en remplissant de nombreuses fiches RSST (parfois plus de dix depuis le début de l’année scolaire pour certains établissements). Pouvez-vous nous informer des actions entreprises pour y apaiser les tensions ?
Mme la DAASEN : nous explique avoir travaillé dans un temps court sur les tensions existantes dans ces établissements. Il y a un accompagnement des IPR EVS. Une réponse sera apportée très prochainement.

FSU : nous avons encore été contactés la semaine dernière par des personnels en grande souffrance, ayant subi de nouvelles pressions. Les personnels de ces établissements ont essayé de tenir le plus longtemps possible avant de faire des fiches RSST. Il y a un effet de seuil, un événement qui vient s’ajouter aux autres et déclenche la rédaction de très nombreuses fiches RSST, mais sont le symptôme de problèmes installés de longue date.
Mme la DAASEN : nous sommes dans l’obligation d’avoir une vision globale et d’apporter réponses justes, mesurées et les plus efficaces possibles.

FSU : Certains personnels ont des propos qui traduisent des RPS inquiétants.

FSU : nous soulevons le problème des RPI où il faut fermer une école.
Mr le DASEN : Il y aura une date limite. Mme Hébral est aux manœuvres.
FSU : maires pas d’accord.
Mr le DASEN : on est en train de finaliser, en lien avec la préfecture.